J'étais hier à la soirée annuelle de la Fondation La Dépêche avec mon ami le Bâtonnier CARRERE, déjà la deuxième, et j'avoue avoir été très impressionné. La Fondation accompagne des jeunes talents qui sans son coup de pouce financier et tutélaire ne pourraient pas se réaliser professionnellement. Une nouvelle promotion va ainsi être aidée pour la durée des études, pendant 5 ans s'il le faut. Ils veulent devenir diplomate, pâtissier, artiste, chercheur, ...
Je trouve exemplaire de mettre la puissance économique d'un média et tout le réseau qui en découle au service d'une cause juste. La puissance et la notoriété acquises, quelque soit leur forme, n'ont de sens que lorsque au delà de l'enrichissement personnel elles servent la collectivité. Avec l'action de la Fondation, nous sommes au coeur d'une problématique universellement partagée. le droit pour chacun de bénéficier des mêmes chances sur la ligne de départ. L'origine sociale ne peut constituer un handicap, un poids latent qui complique le parcours jusqu'à conduire au renoncement.
30 jeunes ont rêvé leur vie et vont pouvoir réaliser leur rêve.
Lors de cette même soirée, le brillant professeur en économie Monsieur Jean TIROLE, qui a un rayonnement international, a rappelé que l'éducation est au coeur des solutions pour la crise. Il a souligné que l'accès à l'information notamment sur les filières était un facteur d'inégalité. Sur ce point la fondation réalise un conserv@toire des savoir faire; bibliothèque virtuelle du XXIème siècle qui concentre les informations sur les métiers et les formations. Bientôt en ligne, chaque jeune pourra construire son rêve professionnel et trouver sa voie.
L'initiative de Madame Marie France MARCHAND-BAYLET conduit chacun à s'interroger. Ne puis je mettre une part de mon action, mes atouts, mes relations au service de la collectivité. La réponse me semble évidente lorsqu'on a la chance d'être libéré des difficultés premières, c'est même alors un devoir, pour les autres, pour le territoire.

