
Le passage en communauté urbaine apporte son lot de difficultés sociales qui étaient pourtant prévisibles. La quatrième ville de France est pour le quatrième jour consécutif sans ramassage des ordures ménagères. L'issue est connue, des concessions significatives seront faites pour faire arrêter le conflit. Cela soulagera instantanément la population qui ne supportera pas longtemps sa ville dans cet état. Ville que l'on disait déjà sale par insuffisance de moyens alloués aux agents. Mais cela aura pour cette même population des conséquences sur la feuille d'impôt. Si l'on en croit le Président du Grand Toulouse Pierre COHEN, la hausse des impôts sera de 1,8M€ pour une augmentation de 50 €/agent.
Nous ferons les comptes à la fin de la grève.
Loin de moi l'idée de donner une leçon de gestion de conflit social, d'autres qui exercent un magistère dans cette ville s'expriment allégrement à l'occasion dans la presse à ce sujet. Toutefois, on peut être raisonnablement critique en affirmant que la précipitation choisie pour conduire le passage en communauté urbaine n'était à l'évidence pas la bonne stratégie.
Le temps social est plus lent que celui des intérêts politiques souvent eux immédiats. Un changement de statut nécessite du dialogue et du temps pour comprendre les évolutions et y adhérer. Premier écueil donc en matière sociale pour la direction du Grand Toulouse sur le premier dossier significatif dans ce domaine.
Maintenant, il appartient à nos édiles de trouver une solution dans les meilleurs délais pour sortir la ville de ce chaos.
