
Il y a un an sous le titre "Sale Garonne" je dénonçais dans mon blog l'état déplorable au coeur de Toulouse des berges de la Garonne. Ce matin, à l'occasion d'un footing qui se veut hebdomadaire, j'ai pu une nouvelle fois constater de visu que rien n'a changé. Entre Pont Saint-Pierre et Pont Saint-Michel, la rive droite était pavée sans discontinuité de détritus, tessons de bouteille, nourriture en décomposition, sachets plastiques... La rive gauche au niveau du cours Dillon était dans un état comparable.
Certains se diront encore un papier sur la propreté et la sécurité. Mais c'est tout simplement parce que sur les rives de la Garonne le problème n'est toujours pas réglé et que les toulousains en ont ras le bol. Je parle à escient des toulousains car ce matin j'ai pris le temps de parler avec tous ceux que j'ai croisé sur mon parcours. Tous de manière unanime m'ont parlé avec irritation de la désolation des berges sur les deux rives mais aussi de leur insécurité le soir, de leur dangerosité, des risques que représentent le verre voir les seringues qui jonchent le sol et la pelouse. Telle cette jeune femme qui m'a dit ne plus venir courir seule et le faire le matin uniquement par peur des mauvaises rencontres, ce couple de seniors qui lui aussi a renoncé à venir se balader le soir, cette jeune mère qui déplore les excessives beuveries nocturnes et les pelouses infréquentables pour ses enfants, cet ami qui ne comprend pas que le trafic de drogue cours Dillon persiste en toute impunité ... la liste des récriminations est longue je vous l'assure.
La police aux dires de tous passe rarement sur les rives. Ce matin j'ai pris le temps également d'observer les agents de propreté et les moyens dont ils disposaient. Ils étaient seulement deux, munis de simple balais pour nettoyer toute la rive droite.
De retour j'ai contacté mes amis des autres associations des deux rives pour faire un point sur l'état des berges, la bronca à nouveau a été unanime.
Je l'ai dit souvent sur ce blog. L'espace est devenu rare dans une agglomération qui se densifie. Il doit demeurer accessible à tous, à tout moment et à des conditions de salubrité et de sécurité irréprochables.
La paix va revenir sur les berges de la Garonne, comme chaque année. Non par l'action de la Mairie, mais la pluie va nettoyer le sol et réduire la fréquentation nocturne avant qu'elle disparaisse aux premiers froids.
Désormais, sur les berges de la Garonne, seule la météo semble pouvoir faire quelque chose !
La politique c'est les grands projets mais aussi le quotidien. Au quotidien l'usage paisible des berges de la Garonne, patrimoine de tous les toulousains, doit être garanti.
