
La ville de Toulouse accueille des sans logis sur les bords de la Garonne, vers le Pont Saint-Michel et au-delà, depuis de nombreuses semaines. Situation inquiétante avec l'arrivée des premiers froids et au vu des conditions sanitaires déplorables du lieu. Mon interrogation porte sur les raisons pour lesquelles la Mairie choisit de laisser faire. Cette attitude a conduit le nombre de sans logis à croître et à leur laisser croire qu'ils peuvent s'installer dans cette précarité préjudiciable à leur santé.
On le sait, comme à chaque fois, la situation ne pourra perdurer. On l'a vu avec les autres occupations, du canal Saint Martin à Paris au Canal du Midi ici à Toulouse. L'intérêt pour ces personnes va croître avec la baisse de la température ce qui va entraîner une prise de conscience, l'émotion va gagner les médias qui feront pression sur les élus et alors les associations qui s'occupent de ces personnes depuis les premiers jours verront comme par miracle arriver les solutions.
La stratégie du laisser faire n'est pas bonne. Elle conduit à régler chaque situation en pleine tension et donne raison à ceux qui pensent que seul le rapport de force permet de trouver des solutions aux problémes sociaux.
La question des sans logis est délicate. Chaque ville doit contribuer à la résolution du problème par la mise à disposition d'un nombre de place d'accueil proportionnel à sa population. Toulouse doit inviter les villes de la communauté urbaine à contribuer à la solution.
