
Titre excessif, je ne crois pas !
De retour de déplacements en Italie puis en Espagne, j'ai pu mesurer combien les capitales régionales de ces pays du sud de l'Europe bougent. Mon dernier déplacement m'a conduit à Valencia.
Voilà une ville de la taille de notre agglomération (850000 habitants), dont le budget, c'est à noter, est compa
rable à celui de la ville de Toulouse (environ 850 M€) et qui a fait le choix de rayonner. Songez-y : Valencia accueille un grand prix de Formule 1, a organisé l'América Cup est au premier plan avec son étape du Mondial de Moto ou son tournoi de tennis professionnel de l'ATP Tour sans compter la grande fête anuelle "Les Fallas" qui accueille un million de personnes. Ceci illustre le dynamise d'une ville qui n'est pas particulièrement bien placée sur la carte d'Europe. Valencia est à plus 3heures en voiture de Barcelone, direction le sud. Cette ville, je l'ai constaté, a également résolu dans le centre les problèmes de propreté et de stationnement sauvage sans ériger des barrières, une politique de rigueur a été le choix. Elle s'est aussi résolument tournée vers la modernité avec son architecture futuriste (photos ci-jointes).
rable à celui de la ville de Toulouse (environ 850 M€) et qui a fait le choix de rayonner. Songez-y : Valencia accueille un grand prix de Formule 1, a organisé l'América Cup est au premier plan avec son étape du Mondial de Moto ou son tournoi de tennis professionnel de l'ATP Tour sans compter la grande fête anuelle "Les Fallas" qui accueille un million de personnes. Ceci illustre le dynamise d'une ville qui n'est pas particulièrement bien placée sur la carte d'Europe. Valencia est à plus 3heures en voiture de Barcelone, direction le sud. Cette ville, je l'ai constaté, a également résolu dans le centre les problèmes de propreté et de stationnement sauvage sans ériger des barrières, une politique de rigueur a été le choix. Elle s'est aussi résolument tournée vers la modernité avec son architecture futuriste (photos ci-jointes).Et Toulouse, et nous ?
La propreté y est perpétuellement en débat, la question de la sécurité dans le centre ville devient une préoccupation grandissante et nous ne connaissons rien des choix qui vont engager l'avenir de la ville. Mais, vous me direz la Prison St Michel, la Gare TGV, le tramway, l'Aerospace campus, L'Ile du Ramier, le Parc des Expositions, Les Berges de la Garonne, Le Mirail .... sont des projets.
Certes, mais deux observations s'imposent. D'une part, tous ces projets ont été engagés par la précédente équipe municipale. Ce n'est pas être partisan que de faire le constat objectif qu'il n'y a rien de neuf. D'autre part, laisser croire aux Toulousains que tout ceci sera réalisé est inexact. L'argent manque selon les dires de la Mairie !
La ville doit donc faire des choix.
Prenons l'exemple des projets culturels: La Mairie ne peut pas vouloir, ou plutôt laisser croire que des réalisations culturelles d'envergures vont être réalisées à l'Hopital La Grave dont l'usage devrait revenir à la ville, à la Prison St-Michel que la mairie envisage d'acquérir et au Mirail suivant le programme de Mr COHEN. Deux de ces trois projets sont au moins de trop si l'on veut tenir compte des réalités financières et surtout de la nécessité de réaliser un projet dont le rayonnement dépasse les frontières de Midi Pyrénées. En effet, une réalisation de dimension régionale n'aurait pas de sens. Pour mémoire, la fréquentation de la Cité de l'Espace stagne car son offre ne suffit pas à attirer les flux de touristes. Manquer d'ambition pour une réalisation culturelle serait prendre le risque de ne pas lui assurer l'autonomie économique; à terme le projet se traduirait alors par une charge pour la ville.
Ambition ne rime pas avec dispersion. Le cas de la rénovation de la rue Alsace Lorraine illustre cette idée de dispersion. Elle va être rénovée mais ... sur une partie seulement. Vont cohabiter une partie rénovée et une partie qui avait été installée de manière temporaire, qui n'était pas faite pour durer, et qui est très dégradée.
La politique du "petit bras" n'a plus court dans une Europe où beaucoup de capitales régionales se distinguent et prétendent se positionner sur le terrain de l'innovation et de l'accueil des industries nouvelles.
Toulouse doit faire des choix pour ne pas décrocher, pour attirer les activités qui assureront les emplois de demain. Les atouts de Toulouse nous obligent.
Tout ceci pourquoi ?
Pour que la ville ait les moyens d'améliorer le cadre de vie, les politiques de solidarité, les services aux personnes, puisse multiplier les infrastructures sportives, assurer la gratuité des transports qui se justifie, autant d'avantages qui ne doivent pas être financés par la dette mais par la richesse produite ...
Une ligne claire est nécessaire pour Toulouse.
En attendant, soyons honnête. On peut se réjouir d'avoir été retenu parmi les 12 villes qui peut-être organiseront l'Euro de Football. Mais n'est-ce pas normal pour la quatrième ville de France ? L'ambition est ailleurs, si nous en sommes aux métaphores sportives disons le, plus loin, plus haut, plus fort...
